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Voiture de société en 2026 : ce qui change vraiment (et comment faire le bon choix)

Céline Parisse Publié le 6 juillet 2026
Louer sa voiture privée à sa société

Depuis le 1er janvier 2026, la fiscalité des voitures de société en Belgique a changé en profondeur. Fin de la déductibilité du thermique et de l’hybride en société, maintien de l’avantage pour l’électrique, nuances pour les personnes physiques… Difficile de s’y retrouver.

Chez Amarris, on accompagne chaque jour des entrepreneurs, indépendants et chefs d’entreprise belges sur cette question. Voici ce qu’il faut retenir pour faire le bon choix en 2026.

Voiture de société : ce qui change au 1er janvier 2026

Le principe est simple : depuis le 1er janvier 2026, les véhicules thermiques et hybrides achetés en société ne sont plus déductibles fiscalement. Seuls les électriques 100 % gardent leur déductibilité à 100 %.

Bonne nouvelle pour les indépendants en personne physique : sous la pression de l’Europe, l’hybride reste partiellement déductible pour eux, avec un plafonnement. Une distinction cruciale qui change tout selon votre statut juridique.

Autre point clé : le taux de déductibilité dune voiture électrique est figé à lannée dachat. Concrètement, achetez en 2026 et vous gardez 100 % de déductibilité pendant toute la durée de vie du véhicule. Les taux pour les hybrides et thermiques baissent chaque année (50 % en 2026 pour les hybrides en personne physique, 25 % en 2027, puis plus rien).

Électrique, hybride ou thermique : laquelle choisir en 2026 ?

La réponse honnête : ça dépend de votre situation.

Lélectrique : avantage fiscal max, mais attention aux pièges 100 % de déductibilité figée à vie, c’est imbattable sur le papier. Mais avant de signer, deux questions s’imposent.

D’abord la compatibilité avec votre quotidien. Si vous êtes commercial avec 40 000 km/an et des recharges aléatoires, l’avantage fiscal peut être annulé par les galères opérationnelles.

Ensuite la valeur de revente. Les électriques d’occasion n’ont pas (encore) la cote en Belgique. Si vous revendez après 4 ans bien moins cher que prévu, vous perdez sur la revente ce que vous avez gagné en déduction.

L’hybride : sauvée pour les personnes physiques

En société : foutue, plus de déduction. En personne physique : encore intéressante, avec plafonnement. À calculer au cas par cas.

La thermique : pas morte, juste plus déductible

Le point que peu de gens ont compris : non déductible ne veut pas dire interdit. Vous pouvez toujours acheter une voiture thermique avec votre société en 2026. Vous ne pourrez juste plus déduire ces frais de votre bénéfice imposable.

Et l’avantage de payer votre voiture avec du brut (l’argent de votre société) plutôt qu’avec du net (votre rémunération après impôts) reste énorme. Pour beaucoup de petits dirigeants, acheter une thermique en société reste plus avantageux que de l’acheter en privé, même sans aucune déduction.

L’ATN : la vraie variable à surveiller

L’avantage de toute nature (ATN) est le calcul qui détermine si votre voiture de société est un bon plan ou un piège financier.

Quand votre société paie votre voiture et que vous l’utilisez aussi en privé, l’administration considère que vous bénéficiez d’un avantage. Elle applique un forfait basé sur le prix d’achat et les émissions de CO2. Ce montant s’ajoute à

votre rémunération imposable et impacte vos impôts, vos cotisations sociales et même le taux réduit à l’impôt des sociétés.

Le piège : pour les véhicules très chers ou très polluants, l’ATN peut dépasser le coût réel supporté par la société. On parle alors de fiscalité punitive. Avant tout achat, demandez à votre comptable de comparer l’ATN annualisé au coût annuel réel.

👉 Pour aller plus loin, consultez notre guide dédié : ATN voiture de société 2026 : tout comprendre

Crédit, leasing financier ou leasing opérationnel : comment financer votre voiture ?

Trois grandes options s’offrent à vous.

Le crédit auto : un emprunt classique. Vous remboursez sur plusieurs années et la voiture vous appartient à la fin. À privilégier si vous tenez à être propriétaire.

Le leasing financier : formule intermédiaire avec option de rachat finale inférieure à 15 %. Le véhicule est activé au bilan et amortissable sur 5 ans.

Le leasing opérationnel (renting, location longue durée) : pure location. Les mensualités passent en charges, rien au bilan. À la fin, vous rendez le véhicule ou vous le rachetez à une valeur résiduelle (16 % ou plus). Souvent la formule la plus pertinente pour une entreprise : mensualités plus faibles, pas d’impact sur la capacité d’emprunt future, zéro risque sur la revente.

Notre recommandation pour la plupart des dirigeants : le leasing opérationnel, sauf si vous avez une vraie raison d’être propriétaire.

Les 3 erreurs qui coûtent cher

  1. Ne pas déclarer son ATN. Certains « oublient » sciemment. Mauvaise idée : en cas de contrôle, ça pique.
  2. Changer sa voiture amortie par réflexe. « Elle est amortie, je change » : la phrase qu’on entend tout le temps. C’est rarement justifié. Si elle roule, qu’elle vous convient et que les kilomètres restent raisonnables, gardez-la. L’économie fiscale d’un nouveau véhicule ne couvre presque jamais son coût d’achat.
  3. Utiliser sa voiture pro à titre privé sans le déclarer. Avec les radars et capteurs partout sur les routes belges, l’administration peut facilement vérifier vos déplacements. Une « voiture de représentation » flashée à 2h du matin loin de votre bureau, c’est un dossier.

Notre conseil d’experts

Ne choisissez jamais votre véhicule sur la seule base de la fiscalité. Trouvez d’abord la voiture qui vous correspond, puis optimisez la fiscalité autour.

Concrètement : faites votre marché, identifiez 2 ou 3 modèles que vous aimez vraiment (peu importe la motorisation au départ) et envoyez-les à votre comptable. Il fera un comparatif sur 4 ou 5 ans, avec prix d’achat, taxes, carburant ou recharge, ATN, déduction et revente. Vous aurez alors une vraie base de décision.

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Chez Amarris, nos experts vous accompagnent pour faire les bons choix sur votre voiture de société : simulation ATN, comparatif des motorisations, optimisation du mode de financement.

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